La France, empêtrée dans une crise qui ne finit plus et menacée par un chomage qui ne cesse d’augmenter, à préféré se passionner pour un sujet sociétal, moins anodin qu’il n’y parait : le mariage. Plus particulierement, son ouverture aux couples homosexuels. Il ne s’agit ici ni de revenir sur un débat qui n’a lieu qu’à demi-mot ; ni de prendre partie pour un des deux camps, qui en fait passèrent davantage leur temps à se lancer honteusement des invectives qu’à échanger des idées constructives.
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| Le mariage pour tous : enjeu constitutionnel - Devant le Conseil Constitutionnel. |
La fièvre gagna également le non moins paisible monde des juristes. Signe de la ferveur qui anima les discussions, les querelles doctrinales s’élevèrent jusqu'à l’ultime point de droit de notre édifice juridique : la constitution. Les plus éminents publicistes de notre temps se sont écharpés avec vigueur sur la constitutionnalité d’une telle réforme, attisant chacun par leurs arguments les braises d’un feu qui les séparent : indifférence bienveillante et compétence législative pour certains, principe fondamental reconnu par les lois de la République pour les autres. S’opposant par les arguments, se rejoignant par leur pertinence. Des fondements solides des deux côtés, là est le signe d’une question auquel le droit ne peut que justifier, et non trancher. Car en effet in fine, à la discrétion du souverain revient le dernier mot, comme pour tous les choix de société.
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